DECOUVRIR SAUVAGNAS

BLASON

D’argent à la croix pattée alésée de gueules, au chef du même chargé de deux coquilles d’or.

Le statut officiel du blason reste à déterminer.

source : Wikipédia

PRESENTATION / HISTOIRE

PRESENTATION

Située entre Bajamont et Saint-Caprais-de-Lerm, la petite commune rurale de Sauvagnas, aux paysages variés et verdoyants, appartient au canton Sud - Est agenais.

Le territoire de Sauvagnas se trouve sur le passage de l’antique voie romaine reliant Agen à Cahors. Quelques portions de cette route conservent leur ancien pavage, bien qu’elle soit transformée en chemin vicinal au XIXe siècle. Grâce à cette voie de communication, à ses reliefs divers et ses ruisseaux abondants, Sauvagnas devient un foyer de peuplement.

L’histoire de la commune est intimement liée à celle de la commanderie des Hospitaliers qui y possède des terres. À la fin du XIe siècle, les chevaliers emploient des ouvriers et leur famille pour construire leurs édifices. Ces derniers obtiennent des terres en retour et c’est ainsi que se constitue la première population du village.

On sait aussi que le commandeur de Sauvagnas, Ermengaud des Aiguilhiers, achève la construction du château des Hospitaliers en 1275. Celui-ci, encore muni de trois tours au XVIIe siècle, est démoli par la suite ; l’enceinte fortifiée de la commune également.

Le village, qui s’est développé dans la périphérie de Laroque-Timbaut, chef-lieu de son canton, a fondé son économie sur l’agriculture.

HISTOIRE  :

Village de caractère à la très riche histoire situé au nord-est d’Agen, dans le Pays des Serres.

Sauvagnas a connu l'implantation des templiers vers 1235.

Le Grand Prieur de Saint-Gilles, Ferran de Barrast octroya des coutumes. Une pierre gravée datée de 1275 et qui se trouve au musée d’Agen atteste officiellement cette fondation religieuse.

Bertrand de Goth (le futur pape Clément V*) y fut reçu en grande pompe le 1 juillet 1304.

Après l’abolition de l’ordre du temple, la commanderie passa aux mains des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem, l’Ordre de Malte.

Devenue une riche communauté agricole, elle fut visitée en 1603 par l’évêque Nicolas de Villars qui nous en a laissé une précieuse description.

Dès la première moitié du XVIIe siècle, les commandeurs préférèrent vivre soit à la cour du roi où ils bénéficiaient de fructueuses fonctions honorifiques, soit dans leurs propres domaines. Ils venaient rarement à Sauvagnas dont ils avaient confié la gestion à leurs bayles successifs.

Pendant la période révolutionnaire, le domaine de la commanderie devenu bien national fut racheté et morcelé. Le curé réfractaire, Pierre Lestrein fut emprisonné à Agen et revint mourir à Sauvagnas de maladie et de mauvais traitements en ces lieux.

Une école laïque fut ouverte en 1866, une cabine téléphonique fut installée en 1925, l’électrification se fit à partir de 1936 et l’adduction d’eau en 1950.

Depuis la seconde guerre mondiale Sauvagnas s’est modernisé et actuellement sa population augmente, des lotissements se construisent. Sont classés monuments historiques (05/08/1910) :

- La cloche de bronze de l’église de Roudoulous datant de 1592 (elle se trouve dans le clocher de l’église de Sauvagnas),

- Des plats en cuivre repoussé du XVIe siècle,

- une dalle à armoirie (pierre tombale) en marbre blanc sculptée et encastrée dans le mur nord de l’église.

Depuis 1977, après l’avis de la commission départementale, les objets ci-après sont inscrits sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques :

- la statue en plâtre du XIXe siècle représentant Marianne (Mairie);

-  un plat de quête en cuivre repoussé,

- une statue de la Vierge à l’enfant en bois doré datant de la fin du XVIIIe siècle (Eglise).

A voir aussi :

- l’Eglise St Jean St Salvy où se trouvent les reliques de Saint-Salvy,

- le presbytère construit par les Templiers,

- le lavoir et la fontaine des Canelles,

-la fontaine vauclusienne de Levraut

- la fontaine et les ruines de l'église de Roudoulous .

Le musée d’Agen conserve une borne milliaire en marbre blanc. Elle était érigée au bord de l’antique voie romaine de Cahors à Agen qui passait sur ce territoire.

Contributeurs Conseil régional d'Aquitaine Sources

Brieuc Fages (1995). Carte archéologique de la Gaule, le Lot-et-Garonne, RIS, BibTeX.

Chanoine Durengues Fonds Durengues, RIS, BibTeX.

Georges Tholin (1900). Histoire des communes du Lot-et-Garonne, RIS, BibTeX.

 

 

CLOCHE DE L'EGLISE SAINT - SALVY

La cloche de l’église Saint-Salvy provient d’un autre édifice de culte, aujourd’hui ruiné, de Roudoulous, lieu-dit de Sauvagnas.

La cloche en bronze porte une inscription :  GAIPTE...POUR LA ...TOUR de GALAUD  ainsi que la date de 1592. Elle est classée aux Monuments Historiques depuis le 1er juin 1910.

Elle est actuellement conservée dans le clocher de l’église de Sauvagnas.

L’église romane Saint-Salvy à Sauvagnas date du XIIe siècle. Elle est notamment, à l’origine, le siège d’une commanderie de Templiers.

Sa nef et son clocher-tour quadrangulaire, percé de baies en plein cintre, sont de la période romane.

Plus tard, aux XIIIe et XIVe siècles, des chapelles carrées sont construites de chaque côté de la nef, à la manière d’un transept.

Des restaurations, réalisées en 1878, s’attachent à la reconstruction du chœur et à la pose de voûtes modernes sur la nef et les chapelles.

L’église abrite un reliquaire contenant la tête de saint Salvy, évêque d’Albi, et conservé dans le chœur.

détails de l'église Saint Salvy

Nota Bene : l'autel aujourd'hui présent dans l'église de Saint Salvy provient de l'église de Roudoulous. Il fut transféré au moment de sa démolition en 1939.

Le monument aux morts de Sauvagnas est une réalisation qui s’inscrit dans la tradition des monuments aux morts élevés au lendemain de la Première Guerre mondiale.

Le monument consiste en une stèle qui reprend la forme de l’obélisque, forme fréquemment employée dans ce type de monument. Elle porte dans sa partie basse une plaque de marbre sur laquelle figure la liste des disparus. La commune a en effet perdu 14 de ses citoyens, sur une population de 482 habitants en 1911.

Cette liste est surmontée d’une épitaphe : "AUX ENFANTS DE SAUVAGNAS / 1914-1918 / MORTS POUR LA PATRIE". Des motifs traditionnels sont également gravés : les drapeaux et la Croix de guerre, la branche d’olivier et la branche de laurier.

La colonne de l’obélisque est peu ornée. Elle est seulement gravée de la branche de laurier, qui rappelle la victoire de la France sur l’Allemagne.

Elle est surmontée, chose rare, d’une croix latine. Depuis la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905, il est interdit d’utiliser des motifs religieux dans les monuments publics. Cependant, ils sont tolérés dans les endroits où la religion est encore très ancrée.

Le monument est situé sur une place publique, près de l’école. Il est semblable dans sa forme et son ornementation au monument aux morts de la commune voisine de Monbalen.

Le plus ancien document concernant Sauvagnas fait état d’une donation de Guillaume de Saint-Geniès. Cette donation concerne notamment la petite église de Roudoulous qui devient alors une succursale de Sauvagnas.

Cette église est romane, avec un clocher-mur triangulaire caractéristique du style de la région. Au début du XIXe siècle, la toiture de l’édifice est refaite.

Malgré cela, en 1939, il s’est extrêmement détérioré et la commune n’a pas les moyens de réparer ces ruines devenues dangereuses : on décide donc de la démolition de l’église.

La cloche et l’autel de Roudoulous sont transférés dans l’église de Sauvagnas.

Marianne polychrome,  plâtre, origine inconnue, classée

visible à la mairie.

Qui est Marianne ?

Marianne provient de la contraction de Marie et Anne, les deux prénoms les plus répandus en France à l’époque.

Marianne était péjoratif pour les aristocrates car Marianne représentait le peuple. Elle a été choisie par les révolutionnaires car Marianne symbolise la "Mère patrie", la mère nourricière qui protège les enfants de la République.
Elle est le symbole de la République Française, symbolise le triomphe de la République, représente la liberté, l'égalité et la fraternité.

BORNE ROUTIERE DE ROUDOULOUS

Cette borne miliaire datant du troisième siècle provient de Roudoulous où elle fut conservée dans l'église de Roudoulous jusqu'en 1870. Elle est actuellement conservée au musée d'Agen. Elle fut probablement implantée au bord de l'ancien camino de Na Bruniquel qui reliait Agen à Cahors. En effet, le long des voies romaines, des bornes routières indiquaient les distances du chef lieu.

Ici, l'inscription se termine par la distance de la borne de Roudoulous au chef lieu Aginnum  - CI(vitas) N(itiobrogum) L(eugas) VI - ce qui signifie : la cité des Nitobrogues est à 6 lieues;

Le reste de l'inscription signifie :  "A nos deux maîtres les empereurs César Caïus Valérius Dioclétien, pieux, heureux, invaincu, auguste, et Marc-Aurèle Maximien, pieux, heureux, invaincu, auguste, et à Flavius Valérius Constance et Galérius Valérius Maximien, les deux très nobles césars"

TESTAMENT DU CURE DE ROUDOULOUS

Gravé sur une plaque de cuivre conservée dans l'église de Sauvagnas.

Monsieur Aymeric HUGON, curé de Roudoulous et Magastau, par son testament solennel du 3 août 1702, reçu par le notaire royal, donne à perpétuité et à jamais aux successeurs curés dudit lieu le sol, patus, pigeonnier, jardin jouxtant le presbytère et la maison et vigne de Monplaisir, à charge pour eux de dire pour son repos chaque jour du mois non empêché une messe de requiem, qu'ils l'annonceront au prône du dimanche précédant, qu'ils feront sonner la cloche la veille.

Ils donneront un "quarton" (environ 251 de mesture (blé de seconde catégorie ou mélé de sigle ou d'orge) au sonneur et aux marguillers le 1° septembre. Ils leur donneront aussi deux flambeaux de cire blanche pour être allumés les dimanches et jours de fête pendant le Saint Canon.

A leur défaut, ce sera au plus âgé de la famille Hugon de prendre le revenu et de faire le service où il voudra. A leur manquement, le revenu sera donné aux pauvres.

Donne la somme à lui due par Jean Jaubert afin que ses interêts soient employés en huile pour l'église de Roudoulous. Donne à la dite église son calice et tous ses ornements.

Donne a perpète aux pauvres filles de Roudoulous et de Magastau qui seront absolument de bonne réputation, la parcelle de terre de La Gette dans la commune de Saint Caprais de Lerm contenant 9 cartonnats, 6 picotins (1 cartonnat : 9 ares ; 11 picotins : 113m2). Le revenu de cette terre servira chaque année à doter une jeune fille. Celle - ci sera choisie à Noël, après Vêpres, par le curé de Roudoulous, les Marguilliers et quatre principaux paroissiens. On donnera un billet à la choisie pour prendre le revenu, une fois soustraites les charges et réparations. Le testateur veut que pendant 50 ans, on choisisse en priorité ses nièces et parentes.

Donne aux pauvres, malades, nécessiteux non fainéants ni blasphémateurs la pièce de terre nommée autrefois "fontaine de Gonnot" et qui s'appellera désormais "pièce des pauvres" d'une contenance de 3 carterées (1 carterée = 72 ares 48). Prie Monsieur le curé et les deux marguilliers de l'affermer pour 4 à 5 ans. Le revenu sera remis à "la femme de Charité" qui sera choisie dans la paroisse. La décharge de tous événements préjudiciables dans ce dernier aticle sera donnée aux deux premiers marguilliers.

Fait ses héritiers universels les pauvres.

Il mourut le 18 janvier 1703

N.B. : tant qu'elle a sonné les cloches, jusqu'en 1978, Madame Pomiès recevait chaque année un sac de blé de chacune des familles de la paroisse.

Annie Rapin 1992

Marthe pommies

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